“L’artisanat d’art au service de la musique”

Elcké

Extrait du livre “Les Facteurs de Pianos et leurs Recherches” d’André Chenaud, 1970

Toutes les expositions internationales qui ont eu lieu depuis 1849, ont été pour la maison Elcké l’occasion d’un nouveau succés. Il est peu de maisons qui aient progressé d’une façon aussi constantes et le Grand Prix lui fut décerné par le jury de 1900.

Fred. Elcké avait fondé sa manufacture en 1846. Dès 1849, ses pianos lui valurent une médaille de bronze, et jusqu’au moment où il se retira, Elcké ne cessa d’apporter les plus grands soins dans la fabrication des pianos.

Monsieur Gouttière, associé en 1870, lui succéda en 1878 et obtint la même année une médaille d’argent à l’exposition universelle de Paris.

Il entreprit alors la construction des pianos à queue dont un modèle figura à l’exposition d’Anvers de 1885, où il reçut un diplôme d’honneur.

Un autre diplôme d’honneur fut la consécration du succès à l’exposition de Bruxelles 1888 mais ce fut surtout à l’exposition universelle de Paris de 1889 qu’on put constater la supériorité des pianos Elcké. En effet, ils remportèrent la première médaille d’or par ordre de mérite et furent l’objet d’une appréciation particulièrement flatteuse du jury, qui constata la “grande puissance de son et les basses excellentes” du grand piano à queue de concert, la beauté de la sonorité et l’égalité d’un piano à cordes croisées et cadre en fer.

Néanmoins, depuis 1891 la maison fit encore d’énormes progrès. M. Gouttière s’appliqua à perfectionner l’outillage de son usine de la rue de Babylone et à la tenir au courant des progrès de l’industrie moderne. L’importance commerciale de la maison s’étant accrue en même temps que sa notoriété, il agrandit ses ateliers, créa de nouveaux modèles, modifia le plan de ses cadres, apporta des améIiorations à la mécanique, rehaussa la valeur du meuble par une ébénisterie plus soignée, plus finie, en un mot, il dirigea ses efforts vers le piano artistique d’une construction irréprochable, solidité à toute épreuve, tel qu’il l’a présenté à l’exposition de 1900 et qui lui valut le Grand Prix.

L’effort continu produit par M. Gouttière pour arriver à ce résultat est prouvé par le Grand Prix obtenu à Anvers en 1894, la Grande Médaille d’honneur reçue à Amsterdam en 1895, enfin le Grand Prix à Bruxelles en 1897.

M. E. Gouttière, né à Lille en 1833, est une des personnalités les plus éminentes et les plus sympathiques de la facture instrumentale. Son affabilité, sa haute probité, et la distinction de ses manières lui ont attiré l’estime générale de ses confrères qui l’ont nommé vice-président de la Chambre syndicale des Instruments de Musique.

En 1893, à la suite de l’exposition de Chicago, il fut fait officier de l’instruction publique, et ChevaIier de la légion d’honneur en 1897.

Un peu avant 1910 (les sorties en étaient au N° 26 000 environ), la direction passe à Monsieur Pisson et la fabrication continue encore en 1970 quoique sensiblement modifiée.

Le N° 41 400 est sorti en 1960. Le N° 41 950 en 1965.

Note de Xavier Bontemps : Les pianos Elcké ne sont plus fabriqués depuis 1984.

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