Protection et conservation des pianos anciens et pianoforti

“L’artisanat d’art au service de la musique”

La Protection et la Conservation
des Pianos Anciens et Pianofortes

En vieillissant, le bois devient plus sensible aux variations hygrométriques, un peu à l’image d’une vieille éponge toute desséchée : une goutte suffit pour la regonfler, mais elle se re-dessèche très vite.

Les pianos sont essentiellement composés de bois, et les pianos anciens (et pianofortes) n’avaient pas la protection de vernis qui est maintenant appliquée sur les instruments modernes.

Les pianos anciens n’avaient pas de cadre en fonte rigide, tout au plus des barres de renfort métalliques étaient apposées sur la structure en bois. La tension dans un piano peut être très élevée : 150000 Newton (15 tonnes) pour un piano ancien ; cette tension est maintenue par la structure en bois de l’instrument.

L’instrument dont vous avez ou allez confier la restauration à “Au Clavier Bien Tempéré” mérite de par le patrimoine qu’il représente, sa valeur et son intérêt musical un minimum d’attention pour assurer sa conservation. Voici quelques conseils pour transmettre le plus longtemps possible ce patrimoine historique.

1/ HYGROMÉTRIE :

Surveiller le taux d’humidité relative de l’air (hygrométrie), celle-ci doit être constante et comprise entre 50% et 60%.

L’ennemi n°1 des pianos anciens : la SÉCHERESSE : avec la sécheresse le bois se rétracte et se fend ; si un piano est exposé à un air trop sec, la tension de l’instrument va ouvrir des fentes dans le bois et l’arracher. C’est par exemple les fentes ou arrachement du sommier des chevilles, ou du sommier d’accroches des cordes, empêchant tout accord de l’instrument et le rendant injouable. La restauration d’un tel dommage est souvent très onéreuse.

Autre dommage de la sécheresse : à un taux d’humidité relative de l’air (hygrométrie) inférieur à 50%, les adhésifs perdent leur pouvoir collant, il y a risque de fente de la table d’harmonie occasionnant des vibrations parasites, risque de desserrage des vis et de dérèglement de la mécanique.

L’ennemi n°2 des pianos anciens : l‘ HUMIDITÉ : à un taux d’humidité relative de l’air supérieur à 60%, il y a risque accru d’apparition de moisissures, champignons et insectes, ramollissement des colles, blanchissement des vernis, coincement des axes de la mécanique, oxydation des cordes, oxydation et gonflement des plombs, …

Régulation hygrométrique : nous vous recommandons vivement d’avoir un thermomètre-hygromètre numérique, et soit un humidificateur soit un déshumidificateur pour contrôler le «microclimat» de votre instrument. Le système Dampp-Chaser ou Life-Saver-System ne convient pas aux instruments anciens car s’il maintient le taux hygrométrique dans (et sous) l’instrument, l’extérieur du meuble n’est pas protégé, et souvent les couvercles se gauchissent. Nous recommandons une régulation de l’ensemble de la pièce dans laquelle se trouve l’instrument par le moyen d’un humidificateur à évaporation froide (éviter l’évaporation chaude ou vapeur qui dépose des particules d’eau sur le meuble et les cordes, pouvant endommager l’instrument).

2/ TEMPÉRATURE :

Maintenir une température constante, comprise entre 18° et 20° en hiver, entre 20° et 24° en été. Ne pas placer le piano à proximité d’une source de chaleur. Il faut assurer une stabilité climatique.

L’humidité relative de l’air est en relation directe avec la température. En hiver, lorsque nous chauffons, nous asséchons l’atmosphère de la pièce chauffée ; il faut donc en même temps surveiller le taux hygrométrique et humidifier si nécessaire. Nous pourrions dire : l’ennemi n°3 des pianos anciens : le chauffage excessif …

3/ ENTRETIEN :

Votre piano doit être révisé et accordé au moins une fois par an pour garantir son bon fonctionnement et le maintien de son accord au diapason normalisé (440 à 442 Hertz), ou au diapason prévu lors de la restauration.

Un simple dépoussiérage suffit à l’entretien du meuble. De plus, pour préserver le couvercle de votre instrument, il est recommandé de ne pas le charger excessivement et de ne pas poser dessus de récipient contenant un liquide (vases, plantes, verres, …)

4/ ÉCLAIRAGE :

– Radiations visibles : les bois non décorés sont insensibles à la lumière visible (300 lux) ; les bois vernis ou peints ne doivent pas recevoir plus de 150 lux. Il faut réduire autant que possible les temps d’éclairage.

– Radiations UV : elles agissent sur le bois, sa patine, sa finition. Ne pas exposer un meuble à la lumière directe du soleil et de la lune ni à un éclairage fluorescent.

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